Fès: Le CRI a toujours la cote!

En termes de valeur, les secteurs de l’enseignement et du tourisme ont enregistré une nette prédominance avec une part cumulée pour les deux secteurs de plus de 80% du total des investissements prévus, ce qui correspond à un total de 1 milliard 267 millions de DH

Celui qui dit que les Centres régionaux d’investissement (CRI) n’ont plus la cote a tord. En tout cas, pas celui de Fès. Ce dernier vient tout juste de publier son bilan. Il en ressort qu’au terme de 11 années d’exercice, le Centre a comptabilisé quelque 19.916 certificats négatifs délivrés, 9.349 entreprises créées, et 1.480 projets d’investissement étudiés et approuvés. In fine, le CRI de Fès aura autorisé, en 11 ans, des investissements estimés à 54,52 milliards de DH. Et la saga continue. Selon les responsables du centre, «pour le seul 1er semestre 2013, le nombre des certificats négatifs (CN) délivrés s’est établi à 1.061». A noter que l’analyse de la nature des CN délivrés permet de constater une orientation vers les secteurs des services divers et du BTP avec respectivement une part de 36% et 27%, et vers la forme juridique «Sarl» avec une part de 86% du total. Durant le 1er semestre 2013, le CRI a aussi permis la création de 700 entreprises. Lesquelles vont générer quelque 3.404 emplois.
Par nature juridique, la répartition des créations révèle la dominance de la forme juridique Sarl avec une part de 83% et des personnes physiques avec 15% du total. S’agissant de la répartition des créations par secteur d’activité, le BTP vient en tête avec 37%, suivi du commerce avec une part de 31%.
En ce qui concerne les projets d’investissement, 114 dossiers portant sur des demandes d’autorisations et des projets d’investissement. Sur ce total, 83 dossiers ont reçu l’avis favorable de la commission régionale d’investissement. «En plus de la création de quelque 2.243 emplois, les projets approuvés projettent 2,11 milliards de DH d’investissement, soit une évolution significative par rapport à la même période de 2012», précise-t-on.
En effet, l’investissement prévu a presque triplé, en passant de 711 millions de DH au 1er semestre 2012 à 2,11 milliards. Même constat au niveau des emplois prévus qui ont progressé de 72%.
En termes de valeur, les secteurs de l’enseignement et du tourisme ont enregistré une nette prédominance avec une part cumulée pour les deux secteurs de plus de 80% du total des investissements prévus. Ce qui correspond à un total de 1,267 milliard de DH. Le secteur de l’enseignement vient en tête avec une part de 52% du montant global des investissements prévus avec une valeur de 1,115 milliard de DH.
Au niveau des emplois à créer, grâce au projet de l’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF),  le secteur de l’enseignement occupe la première place avec une part de 29% du total des emplois prévus (661 postes). Rappelons que le projet UEMF a reçu la labellisation euro-méditerranéenne de l’UpM en juin 2012. Emanant d’une initiative royale et trouvant son référentiel dans la lettre adressée par le Roi, en septembre 2008, à la coprésidence franco-égyptienne de l’Union pour la Méditerranée, exprimant la volonté du Maroc de créer une Université euro-méditerranéenne à Fès, celle-ci sera édifiée sur un terrain de 17ha relevant de la province de Moulay Yacoub. Un investissement de 1,01 milliard de DH est dédié à sa création. L’Université qui sera fin prête en 2015 devrait employer 631 (53% professeurs, 25% ingénieurs, 25% direction). Elle aura pour mission la diffusion du savoir ainsi que la formation et la recherche de très haut niveau orientées sur des thématiques d’intérêt pour l’espace euro-méditerranéen.
Outre l’enseignement, les secteurs de l’industrie et de l’énergie et mines représentent à parts égales 23% des emplois qui seront créés dans la région. Enfin, au niveau du secteur industriel, la filière agroalimentaire prédomine les projets approuvés avec une part de 67%.

Une école d’ingénierie automobile aussi

Décidément, l’enseignement figure en pole position dans le bilan des créations d’entreprises. En fait, suite à un partenariat initié par un industriel marocain dans la filière de l’automobile, l’aéronautique et l’électronique, représenté par Floquet Monopole et un équipementier en électronique embarquée basée en France dans la région parisienne représenté par FAAR Industry en collaboration étroite avec un académicien marocain en France, une école supérieure d’ingénierie automobile et aéronautique verra bientôt le jour à Fès Shore. Celle-ci devrait répondre aux besoins des filières en hauts cadres, et ce, en formant des ingénieurs métiers avec un fort potentiel d’adaptation aux exigences de la compétitivité du monde industriel.